SAPHO
Sur
la roche des amours éperdues,
La
belle souriait aux flots dépravés.
Et
le cercueil corrompu embaumait,
Serti
des mille maux des âmes disparues.
Sur
les brisants des instincts délétères,
La
reine psalmodiait ses blâmes furibonds
Et
les ondes nébuleuses, trublions,
Récoltaient
les restes de ces corps éphémères.
Et
le sable et les souffles soupiraient
Au
rythme des effluves des esprits expirants ;
Les
abîmes couronnés en rafales, tremblotant,
Sécrétaient
sans relâche leurs relents exaltés.
O
Sapho, vengeresse gloussant sur ton rocher,
Tu
méprises l’amour de ces hommes insatiables
Rejetant
dans l'obscure, les tréfonds, l’insondable,
Leurs
offres répugnantes et infectées.
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