Autre petit poème, beaucoup moins léger celui-ci...
L’oiseau
Il y avait au creux des branches
Un oiseau déplumé et souffreteux
Qui grelottait d’effroi dans le vent
doucereux.
Il était posait là sur sa branche
Le pauvre oiseau apathique et
silencieux
Et attendait en tremblotant, le
malheureux.
Il attendait que le chat à ses pieds
Cesse de se lécher les babines.
Il attendait que l’enfant tapis dans
la bruine
Dépose son arme et le laisse respirer.
Mais on n’entendra plus le chant
pépié.
Le chat est parti ;
Le garçon aussi.
Mais l’oiseau effrayé de sa branche
est tombé.
Et il gît,
Sur le sol engorgé.
L’oiseau est mort.
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